Alimentation du nourrisson

 

Dossier spécial: L’alimentation du nourrisson.  

Depuis peu, je me consacre avec ma partenaire, ma douce Isabelle, à outiller les femmes pour les aider à s’alimenter mieux. Nous avons créé le groupe Facebook Nutri-Femme pour répondre à leurs questions et favoriser un lieu d’échanges entre les femmes actives.  Après 15 ans auprès des jeunes dans les écoles, il nous est paru essentiel de travailler auprès des femmes. Si nous les hommes construisons des maisons , les femmes elles, bâtissent les sociétés!   Une nouvelle passion est née, leurs résultats obtenus après la formation Nutripoids  « Comprendre pourquoi mon corps grossit pour maigrir » est sans équivoque. Elles ont toutes déclaré avoir plus d’énergie, aucune rage alimentaire et plus du tout de « Rush » de sucre en soirée. Parmi les femmes du groupe, une maman avait une multitude de questions face à l’alimentation de son nourrisson. À sa demande, j’ai produit ce petit dossier qui je l’espère éclairera toutes les mamans.

Comprendre les besoins alimentaires de  son bébé.

Il y a deux étapes durant la croissance des cellules :

  1. Phase hyperplasique :     formation des nouvelles cellules ; augmentation du métabolisme basal et des besoins nutritifs.
  2. Phase hypertrophique :   augmentation du volume cellulaire ; période de croissance plus calme.Chez le fœtus, la différenciation cellulaire (phase hyperplasique) est très importante à partir de la 2e semaine jusqu’au 3e mois. C’est la période la plus critique pour les malformations congénitales. Pendant les 6 derniers mois, la croissance (phase hypertrophique) est très accélérée. Les besoins énergétiques par rapport au poids sont très élevés dû à la croissance très rapide. Au début, toutes les kilocalories doivent provenir du lait : besoins de 0 à 4 mois : 600 kcal et de 5 à 12 mois : 900 kcal.

Besoins énergétiques :

  • Mais les phases hyperplasiques les plus importantes durant la vie d’un humain est durant la première année de vie et l’adolescence. Donc les besoins nutritifs seront beaucoup plus élevés durant ces périodes.

Protéines :

  • Les besoins sont très élevés, environ 12 grammes par jour ou 2.0 grammes / kilogramme de poids corporel.

Lipides :

  • Une certaine quantité d’acides gras essentiels (environ 3 grammes d’acide linoléique) est nécessaire à la croissance. Durant les 3 premiers mois, le bébé emmagasine de bonnes réserves de gras. Ensuite progressivement, il perd ce poids.

Minéraux et vitamines :

  • Les besoins en minéraux sont satisfaits par le lait maternel, sauf pour le fer. Donc, on doit ajouter des céréales car les réserves de fer ne durent que 3 à 6 mois. Il n’y a pas beaucoup de vitamine D dans le lait humain mais cette dernière s’y trouve sous une forme particulièrement active. La vitamine C contenue dans le lait humain varie selon l’alimentation de la mère mais elle est partiellement fabriquée par les glandes mammaires.
  • Intolérance :  
  • Il est suggéré d’introduire les aliments solides après 4 à 6 mois.

Introduction des aliments solides :

  • Le lait maternel est le mieux toléré. Le lait maternisé est mieux toléré que le lait de vache, qui est à proscrire, imaginez votre enfant plogué sur une pie de vache, imaginez-vous.  En cas d’intolérance, on doit utiliser certains laits spéciaux de soya.
  • Avant 3 mois, le bébé a très peu de salive, et sa langue est incapable de pousser les aliments vers l’arrière de la bouche. Il est inapte à avaler des solides.
  • Le système digestif du nouveau-né est sous-développé. Il n’a pas les enzymes ou les substances digestives pour bien digérer les féculents ; il n’absorbe qu’une partie des lipides consommés.
  • Le système rénal du jeune bébé est immature, très vulnérable aux surcharges alimentaires. Certains aliments solides donnés trop tôt (viande, jaune d’œuf) imposent un travail supplémentaire aux reins et risquent de causer de sérieux problèmes.
  • Dû à l’immaturité immunologique du bébé, le jeune bébé a plus de risques de développer des allergies.
  • L’introduction lente des solides permet de respecter l’appétit du bébé. C’est seulement vers 5 ou 6 mois que l’enfant peut exprimer sa faim et sa satiété par un meilleur contrôle neuromusculaire de sa tête et de son cou. Ceci est très important pour former de bonnes habitudes alimentaires.

Ordre approximatif des aliments :

Céréales :

    •          5-6 mois ; commencer avec le riz, sarrasin, millet, orge, soya, avoine. Cuire les grains dans 2 à 3 fois leur volumes d’eau, puis les passer au blender en ajoutant de l’eau a consistance désirée

Légumes :

    •          5 mois ou 1 mois après l’introduction des céréales ; intervalle de 3 jours entre chacun.

Fruits :

    •          5 ½ mois ou 3 à 4 semaines après avoir intégré les légumes

Jaune d’œuf :

    •          6 mois

Viande ou substitut :

    •          Absolument pas avant 6 mois, 2 à 3 semaines après avoir intégré les fruits.

Œuf entier :

  • Seulement à un an

Autour d’un an : la même nourriture que les autres membres de la famille

Lorsqu’on introduit des nouveaux aliments, n’en donner qu’un seul à la fois et l’essayer pendant trois (3) jours afin de voir si l’enfant le tolère bien.

Aliments à éviter :

Attention aux crudités, tels que les bâtonnets de carotte ou de céleri ; mal mastiqué, ces derniers risquent de l’étouffer.

Les charcuteries (le bacon, viandes salées et pressées, saucisses fumées et pâtés) sont mortelles jusqu’à 2 ans, et ça ne s’améliore pas après. Seule sorte d’aliments à bannir de notre alimentation selon le Dr Béliveau. Ils contiennent des nitrites de sodium, et des sulfites qui empêchent le sang de transporter l’oxygène aux cellules : mortelles.

Les gâteries (poudings, gâteaux, biscuits sucrés, bonbons, chocolats, etc.) n’ont aucune place au menu du nourrisson. Ces aliments ajoutent des calories, habituent au goût sucré, nuisent à la valeur nutritive globale du menu en coupant son appétit et en réduisant la présence d’aliments plus importants.

Sources alimentaires de fer

Selon passeport santé

   Apport nutritionnel recommandé en fer        
Âge Hommes Femmes
de 0 à 6 mois 0,27 mg* 0,27 mg*
de 7 à 12 mois 11 mg 11 mg
de 1 à 3 ans 7 mg 7 mg
de 4 à 8 ans 10 mg 10 mg
de 9 à 13 ans 8 mg 8 mg
de 14 à 18 ans 11 mg 15 mg
de 19 à 50 ans 8 mg 18 mg
plus de 51 ans 8 mg 8 mg
Femmes enceintes 27 mg
Femmes qui allaitent 9 mg
(plus de 18 ans)
10 mg
(18 ans et moins)
 

Dans les aliments, le fer existe sous deux formes principales : himnique et non himnique. La viande rouge, la volaille, le poisson et les fruits de mer renferment du fer à la fois himnique et non himnique. Les fruits séchés, la mélasse, les grains entiers, les légumineuses, les légumes verts, les fruits à écales, les graines, les œufs et les produits laitiers renferment uniquement du fer non himnique. Notez que les produits laitiers contiennent très peu de fer et que, de plus, le calcium qu’ils contiennent concurrence le fer et pourrait nuire à son absorption.

Le taux d’absorption moyen du fer himnique est d’environ 25 % (de 15 % à 35 %), tandis que celui du fer non himnique est d’environ 5 % (de 2 % à 20 %). La différence d’absorption est attribuable à la présence de certains composés dans les végétaux (acide pythique et tannins). La vitamine C, les protéines et le fer himnique améliorent l’absorption du fer non himnique.

Aux États-Unis et au Canada, certains produits raffinés, comme la farine de blé, les céréales à déjeuner, le riz précuit et les pâtes alimentaires, sont enrichis en fer non himnique.

 

Aliment Portion Quantité de fer
Fer héminique
Foie de poulet cuit 74 g 6,3 mg
Foie de bœuf cuit 85 g 5,3 mg
Rôti de bœuf (palette) 88 g 3,1 mg
Palourdes en conserve 85 g 2,36 mg
Palourdes bouillies 60 g (5 grosses) 1,68 mg
Dinde hachée cuite 82 g 1,6 mg
Sardines en conserve (Atlantique) 48 g (4) 1,4 mg
Fer non himnique
Tofu 115 g 6,2 mg
Graines de citrouille écalées 30 g 4,5 mg
Haricots de soya cuits 125 ml 4,5 mg
Haricots blancs en conserve* 125 ml 4,1 mg
Mélasse noire 1 c. à soupe 3,6 mg
Lentilles bouillies 125 ml 3,5 mg
Épinards bouillis 125 ml 3,4 mg
Pomme de terre au four avec sa pelure 202 g (1 grosse) 2,7 mg
Pâte de tomate 75 ml 2,5 mg

Source :Valeur nutritive de quelques aliments usuels, Direction générale de la protection de la santé, Santé Canada, 1999.

 

 

Source : Dietary Reference Intakes for Vitamin A, Vitamin K, Arsenic, Boron, Chromium, Copper, Iodine, Iron, Manganese, Molybdenum, Nickel, Silicon, Vanadium, and Zinc, 2000. Food and Nutrition Board, Institute of Medicine. Ces données sont le résultat d’un consensus entre les autorités canadiennes et américaines.
* En l’absence de données scientifiques suffisantes, les autorités ont fixé, non pas un apport nutritionnel recommandé (ANR), mais un apport suffisant (AS). L’apport suffisant en fer repose sur les apports moyens observés chez les bébés nord-américains en bonne santé.

 

 

L’avis du pharmacien de passeport santé

C’est connu, le fer est un minéral essentiel. Cependant, quand les apports alimentaires sont trop importants, il peut avoir un effet pro-oxydant. Au lieu de nous protéger, il attaque alors certaines structures du corps (à la façon de la rouille) et serait possiblement associé à un risque plus élevé de maladies cardiaques.

Lorsque les sources de fer ne sont qu’alimentaires, un apport trop élevé en fer est toujours associé à une trop grande consommation de viande rouge. Or, on le sait, la consommation de viande rouge devrait être limitée.

Quoique plusieurs considèrent un taux élevé de fer comme facteur de risque des maladies cardiovasculaires, de certains cancers ou même du diabète, ce rôle demeure controversé. À ce titre, il faut comprendre que la réalité des femmes en âge de procréer (qui perdent du sang tous les mois) est fort différente de celles des hommes.

Faut-il s’abstenir de consommer un supplément de fer ?

Dans bien des cas, oui. Les seules personnes qui devraient prendre un supplément de fer sont les femmes en âge de procréer (aux doses contenues dans les multi vitamines) et les personnes ayant un diagnostic de manque de fer (anémie ou autre). Les femmes ménopausées et les hommes devraient limiter l’apport en fer dans leurs suppléments. Par contre, à moins d’être un gros mangeur de viande, il n’est pas nécessaire d’éviter absolument toute multi vitamine contenant du fer, puisque ces suppléments en contiennent des doses assez faibles.

Fer et grossesse

Durant longtemps, il a été de rigueur de prescrire une dose importante de fer (environ 60 mg par jour) durant la période prénatale. De nos jours, la dose a été revue à la baisse et s’approche maintenant des apports nutritionnels recommandés (ANR) qui sont de l’ordre de 30 mg par jour. Voici les raisons de cette baisse :

Les doses plus élevées entraînent des effets indésirables comme de la constipation et de la nausée.
Ces effets indésirables entraînent souvent l’abandon du supplément.
Il y a même des doutes quant au risque de complication potentielle à l’accouchement.

Bref, un plus petit dosage apporte les bénéfices recherchés, réduit les effets secondaires et n’entraîne pas l’abandon du traitement.

 

Jean-Yves Dionne, B.SC. Pharm
mars 2011

Précautions

On ne devrait entreprendre une supplémentation en fer que sous la surveillance d’un professionnel de la santé. En plus d’un possible effet pro-oxydant d’un excès de fer dans l’organisme, les suppléments de fer interagissent avec plusieurs médicaments et suppléments, notamment certains antiacides, antibiotiques et anti-inflammatoires non stéroïdiens, ainsi qu’avec le calcium.

Les personnes souffrant de maladies ayant pour conséquence une accumulation anormale du fer dans l’organisme (hémochromatose, maladie micro drépanocytaire, polyglobulie) ne devraient jamais prendre de suppléments de fer.

Tenir les suppléments hors de la portée des enfants. Chaque année au Canada et aux États-Unis des enfants s’intoxiquent, parfois mortellement. La teneur en fer d’un contenant de multivitamines et minéraux est suffisante pour intoxiquer gravement un enfant qui en avalerait tout le contenu.

 

L’avis de la Nutricuisine

Le riz, le sarrasin, le millet et l’orge germés, ainsi que les graines de chanvres et de sésame germés, sont les meilleures sources de bons nutriments pour bébé. Il est connu que les céréales entières sont une bonne source de fer, en période de germination, leur teneur en tous les nutriments est multipliée par 10 à 70 fois, les grains et graines rendent disponibles tous les nutriments pour permettre à la graine de devenir plante (comme pour bébé). Cuits et passés au mélangeur, en ajoutant de l’eau à consistance.

Bien sur très peu d’études sont faites sur le vivant, pas rentable pour l’industrie.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

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