petit boxeur

Le sucre contre le miel.

Le sucre, la simple lecture de ce mot contracte les entrailles et met en alerte, selon notre nature, l’irritabilité ou l’excitation. Les racines du mal du sucre sont très profondes et feront l’objet d’autres chroniques, mais pour cette fois c’est la déclaration d’une diététiste à la première chaine de Radio Canada en début de semaine, selon laquelle, le miel et le sucre c’est pareil d’un point de vue calorique, qui me fait réagir. L’animateur était désolé de constater que le corps n’était pas assez intelligent pour faire la différence entre le sucre et le miel. Moi, je dirais plutôt que la science n’est pas assez intelligente pour comprendre comment l’organisme humain réagit au sucre ou au miel…

1er round : Le miel et le sucre ont-ils la même valeur calorique ?

Le miel selon le dictionnaire alimentaire de Solange Monette aux publications Québec/Amérique, à volume égal, renferme plus de calories que le sucre blanc, mais à poids égal, il renferme moins de calories. Mathématiquement imparable !

2e round : Le miel et le sucre ont-ils le même indice glycémique ?

L’indice glycémique, qui mesure la quantité d’insuline nécessaire pour assimiler le glucose du miel est de 60, alors que celui du sucre blanc est de 70. Une personne aux prises avec le diabète pourrait trouver cette information importante. Car cela veut dire que le sucre blanc nécessite plus d’insuline pour être métabolisé par l’organisme que le miel. De toute évidence, y’aurait pas que les calories qui comptent.

 3e round :  La calorie est-elle la bonne unité de mesure ?

La calorie, du latin calor (chaleur) est la quantité de chaleur à appliquer à 1 gramme d’eau pour passer sa température de 14.5 à 15.5 degrés Celsius sous pression atmosphérique. Sauf que voilà, dans l’estomac la pression est plus grande. Il faudrait inventer une unité de mesure plus conforme aux conditions d’un estomac sous vide. Rappelons que nous avons choisi la calorie pour estimer (quantifier) le travail de la digestion, en supposant que le système digestif était une espèce de poêle qui chauffe les aliments. C’est un tantinet réducteur, car nous passons sous silence le fait que quantifier ne suffit pas, encore faut-il qualifier les aliments. Car je parie qu’un système digestif fournira plus de travail si la qualité des aliments est douteuse ! Pour mesurer ce qui passe réellement dans nos entrailles, il va falloir non seulement quantifier, mais qualifier aussi les nutriments qui nourrissent l’organisme humain. C’est pour cela que la calorie ne dit pas tout de ce qui se passe dans nos intestins.

 4e round : Questionnons l’histoire.

Remontons le fil du temps pour voir d’où vient cette histoire de calories. L’histoire raconte que c’est en 1930 que les Drs Newberg et Johnson de l’université du Michigan émirent l’hypothèse de l’équilibre énergétique. À la base de la fameuse hypothèse : l’énergie des aliments absorbés (mesurée en calories) devrait être égale à l’énergie dépensée par l’organisme (en calories) pour être en santé. Si l’énergie des aliments est plus grande alors on va grossir, mais si l’énergie physique dépensée est plus grande alors nous allons maigrir ! Pourtant la population mondiale souffre de plus en plus de surplus pondéral. Pourquoi ?

Sans aucun doute parce que ces mêmes médecins ont publié avant de mourir un article dans lequel ils s’étonnaient de l’ampleur des agissements de l’industrie alimentaire suite à la publication de leur hypothèse. Rappelant qu’une hypothèse n’est qu’une théorie tant qu’elle n’a pas été prouvée scientifiquement, en se dissociant du mouvement du « light » tout azimut que l’industrie alimentaire avait généré.

En réalité, ce qu’il faudrait retenir c’est que le miel en plus d’offrir une saveur sucrée à nos recettes contient une fabuleuse collection de nutriments qui nourrissent les cellules de notre corps : sels minéraux, antioxydants, vitamines, contrairement au sucre blanc qui n’est que sucrant. Si le sucre blanc était équivalent en valeur nutritive d’une quelque façon que ce soit au miel, alors l’homme en fabriquant le sucre aurait égalé l’œuvre de l’abeille, de dieu, de la nature ou de l’univers, appelez-le comme vous voudrez, mais pour l’instant l’homme est loin de prétendre égaler la nature!

 

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