L’INTOLÉRANCE AU LAIT, EST-CE LA REVANCHE DES VEAUX?

vachesSurvol historique pour comprendre ce qui a mené l’homme à introduire le lait destinés aux veaux dans ses habitudes alimentaires.

Il n’y a probablement aucun sujet qui suscite la controverse dans la population que la consommation quotidienne du lait de vache. Les cas d’intolérances au lactose se multiplient partout sur la planète.  De plus en plus de gens me consultent pour des problèmes gastriques et souvent cela s’avère une intolérance au lactose. Nous en consommerions plus que les veaux, car pour nous, point de sevrage, nous tétons toute la vie. Mais, alors où est le bogue?

Le lait de vache est un produit destiné à un veau naissant de 50 kg d’atteindre jusqu’à 900kg en quelques mois. Le lait de vache ne serait pas adapté aux besoins des humains qui à la naissance affichent quelques centaines de grammes, et qui atteignent 50 à 70kg à l’âge adulte. Le lait de chèvre dont le poids est similaire à celui de l’homme, serait plus toléré par l’organisme humain, et provoquerait beaucoup moins d’intolérances et d’allergies. Je pourrais m’arrêter là, le raisonnement est cohérent, et la conclusion est sans appel. Les besoins d’un organisme humain sont nettement inférieurs aux composants du lait de vache.

LE LAIT POUR ÉVITER LA FAMINE

Mais poussons plus loin, et oublions un instant les recommandations de la santé publique influencées par les lobbies de l’industrie agroalimentaire, sur les apports quotidiens en produits laitiers.

La consommation quotidienne du lait de vache généralisée date de la Deuxième Guerre mondiale seulement. Les É.-U., dernier pays à entrer en guerre, n’ayant subi aucun dégât sur son sol, étaient un pays de cow-boys, et les ranchs étaient légion dans ce pays de vachers. Les vaches et leur lait sont devenus, grâce à leur disponibilité, dans une période d’après-guerre, où tous les pays du monde crevaient de faim, une solution tout indiquée pour éviter les crises de famine qui menaçaient tous les peuples du monde.

L’HOMME CONSOMME DU LAIT INDUSTRIALISÉ DEPUIS TRÈS PEU DE TEMPS.

De 1950 à maintenant, cela représente à peine 3 générations. Le hic, c’est que la science atteste que l’introduction d’un nouvel aliment dans la chaîne alimentaire de n’importe quelle espèce provoque des changements détectables seulement après 3 à 4 générations. Ce raisonnement poussé à l’extrême pourrait suggérer que la médiocrité de l’état de santé de la planète pourrait être attribuée à notre soudaine consommation du lait de vache, surtout à outrance comme l’histoire le raconte. Le diabète, les maladies cardiaques et le cancer, pour ne citer que ces désordres alimentaires, semblent indiquer une déficience de notre organisme à gérer les sucres (glucides), les gras (lipides) et les viandes (protéines). (J’aborderai plus en profondeur ce sujet lors d’un prochain article). Or un rapide coup d’œil sur l’industrie alimentaire révèle que l’industrialisation c’est justement de changer la composition nutritionnelle des aliments préparés en vue de garantir leur innocuité et leur conservation sur les tablettes des supermarchés.

AU-DELÀ DE LA QUANTITÉ N’Y A T’IL PAS LA QUALITÉ?

Après la Deuxième Guerre mondiale, la sécurité alimentaire représentait un défi de taille. Il fallait s’assurer de pourvoir les personnes, d’une quantité minimum d’aliments, la sécurité alimentaire. Depuis, la mission n’a pas changé, mais l’homme et ses besoins ont évolué. Il commence à réaliser que au-delà de la quantité d’aliments, il y’a une notion de la qualité de ces aliments. Au-delà de la quantité de calcium et de protéines que nous procure le lait, raisons invoquées par l’industrie pour nous bourrer de ces surplus de production, il y’a la qualité de ce calcium et de ces protéines. Les végétaux en général procurent un calcium et des protéines d’une qualité nettement supérieure pour notre organisme. Un simple regard aux valeurs nutritives d’une bouteille d’eau de source révèle une teneur en calcium. Le lait de vache n’a pas l’exclusivité dans la teneur en calcium. Il n’y aurait aucune raison pour que tout un groupe alimentaire (lait et produits dérivés) soit dédié à un seul nutriment : le calcium. Non, il y’en a une, et une seule, la rentabilité de l’industrie laitière.

JETONS UN REGARD CRITIQUE, INSPIRÉ DE LA SCIENCE, À L’ABRI DE L’INDUSTRIE.

Au 19e siècle, une épidémie de tuberculose a fortement diminué le cheptel bovin, et la vaccination par le BCG à outrance a été décrétée. Il est amusant de constater que le mot vaccin vient du latin variola vaccina : variole de la vache. Bien sûr, cela a été suivi par une épidémie de tuberculose des nouveau-nés qui buvaient du lait de vache, ou dont la mère en consommait

Le lait de vache est un aliment acidifiant, provoquant un déséquilibre acido-basique que l’organisme régule en éliminant des minéraux par voie rénale, créant ainsi une carence en minéraux! Sa teneur en phosphore est telle qu’il rentre en concurrence avec le calcium, et le fait fuir. La teneur du lait de vache en protéines serait trop élevée pour que le calcium soit correctement assimilé. Le lait maternel ne caille pas en milieu acide dans l’estomac, il forme plutôt une bouillie micro coagulée, alors que le lait de vache forme de gros caillots, que l’organisme ne peut assimiler. Les veaux produisent une substance appelée présure qui leur permet de digérer le lait. Cette présure se retrouve dans le fromage, ce qui le rend plus digeste, quant au yogourt la fermentation aussi, le rend plus digeste.

Le lait de vache est riche en graisses saturées dont l’effet délétère n’est plus un secret pour personne ainsi que son impact sur le taux de mauvais cholestérol. Il est riche en lactose, un sucre que l’humain ne peut dégrader que s’il fabrique assez de lactase, une substance absolument indispensable pour digérer le lait. L’organisme humain n’en produit que le temps de l’allaitement. Le lactose mal digéré serait responsable de l’augmentation de la perméabilité intestinale, ce qui diminue la capacité phagocytaire, c’est-à-dire la capacité de notre système immunitaire à nous protéger de la maladie. Cette vulnérabilité de nos intestins permet à certaines molécules de s’infiltrer dans le courant sanguin, fragilisant ainsi nos défenses en ouvrant la voie aux allergènes et à l’inflammation chronique

La vache est supplémentée d’hormones de croissance, d’antibiotiques, de pesticides et herbicides entre autres, mais le taux de ces substances est concentré jusqu’à 200 fois dans le fromage et yogourt qu’elle produit et que nous consommons.

VARIER NOS SOURCES DE CALCIUM, SERAIT-CE LA SOLUTION?

Après ce réquisitoire, que je voulais le plus objectif, la science admet que pour vérifier sa tolérance ou son intolérance, voire son allergie au lait, il suffit de s’abstenir d’en consommer une semaine ou 2, puis le réintroduire au menu. Si vous ne constatez aucun effet alors vous n’êtes pas intolérant. Remarquez que certains pensent que même s’ils tolèrent bien le lait de vache, l’industrie laitière a joui d’une totale liberté dans sa mission de nourrir les bovins, mais aussi d’une totale immunité quant aux conséquences de leurs actes. Les vaches n’ayant pas d’avocats pour les défendre, nous avons attendu 70 ans avant de commencer à nous questionner sur l’impact de ces errances sur nous.

Lait de chèvre, de soya, de riz et d’amandes sont disponibles sur le marché, et constituent une alternative acceptable. Mieux que ça, un lait végétal maison peut être fait à partir de grains (avoine, kamut, quinoa, sarrasin…) de légumineuses (arachides, soya, pois chiches, lentilles…) ou de noix et graines (noisettes, amandes, tournesol…). Il suffit d’ajouter 3 à 4 volumes de liquide à 1 volume de matière sèche dans un mélangeur et réduire ce mélange le plus finement possible. À tous les coups, on obtient un lait végétal dont les valeurs nutritives feraient cailler le lait de vache instantanément. Ce serait la consommation quotidienne du lait de vache qui est en cause, car une consommation occasionnelle, mis à part un léger inconfort possible après ingestion, n’aurait que peu d’impact.

PISTES DE SOLUTIONS:

Il ne suffit pas de dénoncer les lobbies de l’industrie laitière encore faut-il offrir des solutions. Voici des liens de nos recettes rapides, simples et savoureuses que vous pouvez multiplier.

LAITS VÉGÉTAUX MAISON

Boisson Énergie Végane

https://ecolenutricuisine.com/boisson-examen-nourrir-cerveau/

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