LA SUCROMANIE, LE MAL DU SUCRE

sugar-cube-282534_1920Le sucre qui tue.

La sucromanie, c’est le prix que l’humanité est en train de payer pour avoir permis l’esclavage. Trois cents années, et 15 à 20 millions de victimes silencieuses (statistiques estimées par ceux-là mêmes qui s’adonnaient à l’exploitation d’une race par une autre) ne suffisent pas encore à considérer l’esclavage comme un crime contre l’humanité. Alors que la culture du coton, du café, du thé et du sucre a engendré l’exploitation de l’homme par l’homme, la consommation de sucre a induit l’exploitation des hommes par l’industrie. L’on découvre à peine tous les impacts de l’industrialisation du sucre sur notre état de santé. Force est de constater qu’aucune guerre n’a fait autant de victimes que notre consommation de sucre.

Intoxiqué au sucre sans consentement.

Le sucre c’est comme le sel, ce n’est ni votre salière ni votre sucrier, qui en sont les principales sources, mais bien les produits industrialisés à hauteur de 80 %. Donc, la plupart des sucromanes ne sont même pas des consommateurs invétérés de sucreries. La quantité réelle de sucre dont ils auraient à se priver est minime, pour la plupart des gens, à condition de faire attention au sucre caché dans les produits industrialisés.

Quand nous questionnons les gens sur leur consommation de gras, d’eau, de protéines, de vitamines ou de minéraux, ils répondent sans ambages, mais dès qu’on leur parle de sucre, les nœuds dans le ventre se forment, la température augmente, le pouls s’accélère et parfois même l’irritabilité précède l’agressivité. C’est dire à quel point nous sommes intoxiqués, une sorte de syndrome de Stockholm, tomber en amour avec son agresseur.

Le cerveau carbure au sucre.

Le sucre (glucose) est le carburant principal du cerveau, la surconsommation ou même la simple consommation régulière du sucre blanc, altère ses fonctions biologiques. Car le cerveau carbure effectivement au glucose qui se trouve naturellement dans tous les aliments, mais les autres nutriments (absents dans le sucre ou la farine blanche) lui sont indispensables aussi. Sans ces nutriments, le cerveau subit un stress nutritionnel (concentration élevée en glucose) en même temps qu’une carence nutritionnelle. Il n’y a aucune comparaison entre la canne à sucre et le sucre blanc qui en est extrait. Les désordres engendrés par la consommation de sucre blanc ont un impact indéniable sur les fonctions biologiques du cerveau. L’impact le plus destructeur à mon avis, est sur sa capacité à produire des émotions, car elles définissent notre comportement. Or, la consommation de sucre est une question de comportement alimentaire, comment puis-je changer mon comportement alimentaire, si mon cerveau qui est le seul à pouvoir induire ce changement, carbure aux sucreries, à la farine blanche, ou la consommation régulière d’alcool ?

Du plaisir des papilles à la maladie mentale.

Pour mesurer l’effet du sucre sur l’homme il est judicieux de se rappeler que selon les statistiques disponibles, en Europe, la consommation de sucre était de 2 kilos par an et par personne il y’a 3 siècles, elle est aujourd’hui d‘environ 100 kilos par an et par personne. Le sucre est passé d’épidémique à endémique.

Tout cela pour dire que l’organisme humain a subi les 50 dernières années, une augmentation vertigineuse, que dis-je, hors normes de la quantité de sucre ingéré, et que l’obésité, l’hypoglycémie, le diabète, l’agressivité, la dépression et même les maladies cardiaques sont les manifestations de l’incapacité du corps humain à métaboliser le sucre blanc sous toutes ses formes.

Les pionniers de la psychiatrie orthomoléculaire les Drs A. Hoffer, Allan Cott, A. Cheraskin, et Linus Pauling ont déclaré que les désordres émotifs étaient un mythe, et peuvent n’être que les premiers symptômes de l’incapacité évidente du système humain à supporter le stress de la dépendance au sucre.

 

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