Mon grand-père a mangé du steak tous les jours de sa vie et il en n’est pas mort.

girl-666964Notre perception, invisible mais déterminante

Notre perception de l’alimentation est à mon avis la responsable la plus insidieuse du désarroi alimentaire généralisé dont la planète semble souffrir. La perception est une toile tissée par les divers environnements dans lesquels nous évoluons, les rôles que nos multiples fonctions nous assignent au fil du temps, et elle devient un filtre à travers lequel nous percevons plus que nous ne voyons les choses. Elle pourrait donc influencer la capacité même de notre organisme à transformer les aliments en énergie vitale.

Pour mes prochaines chroniques je relève le défi de ma partenaire: défaire les clichés fabriqués par notre perception, confronter nos perceptions alimentaires que nous perpétuons sans souvent pouvoir les expliquer: fini ton assiette, ne mange pas entre les repas, le déjeuner est le repas le plus important,  mange moins et tu vas maigrir…

Au fil du temps, auprès des participants que j’accompagne, je constate que le plus dur pour la majorité d’entre nous, n’est pas d’adopter de nouvelles habitudes, mais bien de désapprendre les clichés que notre perception a tissés. Ces clichés ont la mauvaise habitude d’annihiler, voire de court-circuiter les meilleures intentions au monde, en ralentissant notre démarche de remise en forme. Alors faisons un tour au pays de l’imaginaire…

Les aliments d’hier, sont ils les mêmes qu’aujourd’hui?

Les aliments d’hier n’existent plus, leurs valeurs nutritives ont chuté de 10 à 70% durant les vingt dernières années, quant à leurs valeurs gustatives, hé bien, la science n’a pas jugé utile d’en évaluer la baisse! Par contre, les études sur la conservation ou le contrôle de l’environnement d’aliments entreposés n’ont eu aucun problème de financement, il y allait de la rentabilité de l’industrie !
On presse des végétaux pour en extraire l’huile , on donne le tourteau aux animaux et l’huile aux humains…

Rentable pour l’industrie, mais est-ce bénéfique pour nous ?

L’alimentation du bétail après la Deuxième Guerre mondiale, à base de tourteau de soya, après extraction de l’huile pour la consommation humaine, serait à l’origine de la diminution du rapport entre les omégas 3 et les omégas 6, autant pour l’homme que pour le bétail. Selon de récentes recherches, cette manipulation de l’industrie sur l’alimentation du bétail a une incidence directe sur l’augmentation des maladies inflammatoires chez l’homme. Nous sommes loin des fermes de nos ancêtres ou le bétail broutait une herbe verte.

La solution de l’industrie

L’industrie propose des produits enrichis d’oméga 3, afin que le rapport entre omégas 3 et 6 se rapproche d’une valeur souhaitée, au lieu de diminuer l’utilisation des omégas 6, ils nous suggèrent d’enrichir leurs produits en omégas 3. Je sais, cela ressemble au lait enrichi de lactaide pour l’intolérance au lactose, pourvu que l’on continue d’en boire, même que 2 verres c’est mieux !

Mais est-ce la bonne voie ?

La bonne nouvelle c’est que nos enfants sont déjà plus exigeants que nous face à l’industrie, qui n’aura d’autre choix que de s’adapter. Les questions de mes jeunes élèves dépassent largement le contenu des 4 groupes alimentaires. La nouvelle conscience alimentaire va nous amener à revoir les traitements que subissent nos aliments, aussi bien à l’usine, qu’à la cuisine. Les aliments d’antan n’existent plus, notre environnement a changé, de même que nos activités. On sait que la composition nutritionnelle de nos aliments n’a pas cessé de diminuer depuis 1950. La cuisine conventionnelle est une source inépuisable d’inspiration, mais en aucun cas elle ne peut combler nos besoins d’aujourd’hui alors qu’elle a été conçue pour d’autres besoins, ceux d’hier. Des besoins qui n’en sont plus! J’ajouterais que la question est plutôt : Si ton grand-père avait mangé comme nous, aurait-il vécu aussi longtemps? Perception ou logique!
À la semaine prochaine, pour questionner notre perception du repas le plus important de la journée.

2 thoughts on “Mon grand-père a mangé du steak tous les jours de sa vie et il en n’est pas mort.”

    1. Bonjour Lele, vous m’avez fait rire. La médecine occidentale soigne les symptômes et ne fait malheureusement pas de prévention. Je m’intéresse particulièrement à la prévention des maladies par l’alimentation. C’est un autre chemin que je parcours depuis 30 ans. Merci de partager ce voyage avec moi.

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