Nourrir son cerveau, pilules ou nutriments?

Et si avant de penser à la médication pour améliorer les capacités de notre cerveau on apprenait à le nourrir?

Imaginons notre cerveau comme un arbre et son arborescence comme des milliards de branches (les neurones) qui s’étirent les unes vers les autres par l’intermédiaire de terminaisons nerveuses semblables à des racines (les axones et les dendrites), sans jamais se toucher! Les courants de pensées et les souvenirs doivent impérativement franchir ce minuscule espace aqueux entre les neurones (intervalle synaptique). L’absence de certains neurotransmetteurs (la dopamine, la sérotonine, l’acétylcholine, la norépinephrine) dans cet intervalle empêche l’accès à l’information. Certaines vitamines et minéraux participent de diverses façons à la fabrication de ces neurotransmetteurs. (Vit b1 b2 b6 b12, le fer et le zinc). L’industrialisation de nos modes de cultures et des transformations alimentaires ont conduit à la diminution de la qualité nutrititive voire même la disparition de certaines vitamines. Le Dr Michael Ebadi, Ph. D. et professeur de pharmacologie et de neurologie à la faculté de médecine de l’Université du Nebraska à Omaha explique qu’en l’absence de ces neurotransmetteurs les fonctions biologiques du cerveau telles que la mémorisation et la concentration sont bloquées. L’hyperactivité étant soupçonnée d’être la conséquence d’un manque de concentration additionné à un manque de mémorisation, il est logique de penser qu’une carence en ces neurotransmetteurs soit directement liée à un comportement hyperactif.

La question serait plutôt, mangez-vous assez de nutriments?

Il ne suffit pas de se faire un cocktail de suppléments alimentaire pour pallier au manque de ces vitamines, de fer et de zinc il s’agit plutôt d’en ajouter dans votre assiette en optant pour une alimentation variée. Consommer tous les jours des grains entiers, introduire des légumineuses dans nos habitudes et s’assurer de manger la quantité de 8 à 10 portions de fruits et légumes par jour et pas toujours les mêmes seraient, selon moi, les premiers besoins à combler avant d’envisager la dépendance à la médication!

C’est ce qu’a fait Claude Berdoz, mère de deux enfants lourdement touchés par les troubles de comportements: hyper activité, trouble de l’opposition, trouble de concentration. Elle  a refusé la médication et elle a adopté une approche nutritionnelle avec ses enfants qui sont aujourd’hui complètement débarrassés de leurs troubles. Ils performent à l’école sans médication et ils ont une vie sociale agréable et équilibrée. Quant à elle, elle est devenue consultante en micronutrion et je souhaite que son parcours vous inspire.

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