À PROPOS

La Nutricuisine ou la cuisine du futur…

La Nutricuisine jette un regard multidisciplinaire inspiré des cuisines du monde, à la lumière de la science. Elle crée un lien entre la cuisine, l’anatomie et la physiologie humaine, tout en dissociant le goût de la saveur, pour élever l’art culinaire au service de notre santé. C’est une initiation aux composants des aliments, ainsi que leur apport à notre santé autant physique que mentale. Ainsi, la Nutricuisine se penche autant sur la transformation de l’aliment, que sur le système digestif qui va le digérer, ou pas.

Grâce à une classification simplifiée des aliments, combler nos besoins alimentaires devient un jeu d’enfant, au sens littéral du terme, puisque la Nutricuisine est enseignée aux enfants depuis une dizaine d’années. Cuisiner sans recettes, avec un minimum d’ingrédients, dans un court laps de temps, avec la certitude de combler nos besoins alimentaires, non pas au détriment du goût, mais en fonction de nos activités; tels sont les bienfaits de la Nutricuisine.

Pourquoi avoir opté pour une école?

« L’école de Nutricuisine n’est pas une diète, pas un livre de recettes, ni une mode, mais bien une école qui met l’accent sur la logique de la transformation, l’absorption ainsi que l’assimilation des aliments. » – Sylvain Desmeules, Journal Le Soleil, 2005.

Parce que pour la première fois dans l’histoire de l’humanité l’espérance de vie de nos enfants est réduite. Selon l’OMS, les cancers reliés à la mauvaise alimentation seront dans 20 ans la première cause de mortalité. La fréquence de l’embonpoint et de l’obésité est en augmentation partout dans le monde. Depuis 1990, l’OMS qualifie la situation d’épidémie d’obésité. Nous connaissons déjà l’impact de l’obésité sur l’état de santé de la population mondiale et les conséquences sur les systèmes de santé des pays industrialisés. L’obésité contribue au fardeau économique qu’engendrent les maladies chroniques puisqu’elle est associée, entres autres, à une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires, de diabète et de certains cancers.

Pour contrer la malbouffe, pour modifier la culture et les valeurs qui engendrent les désordres alimentaires et face à l’incapacité de la société à endiguer le phénomène, nous avons présumé que parfois une petite équipe, pouvait aller plus loin qu’un gros bataillon. Divers programmes, autant gouvernementaux que communautaires sur les différentes facettes de la mauvaise alimentation ont été mis en place depuis quelques années, mais aucun n’a obtenu de résultats significatifs. La société semblait incapable de convaincre les individus d’adopter de meilleures habitudes alimentaires, et encore moins de les maintenir.

La sécurité alimentaire et l’obésité étant encore au centre des préoccupations des décideurs, il devenait nécessaire de s’impliquer, et de s’engager afin de contribuer à tous ces efforts, en proposant des pistes de solutions. Il ne suffisait plus de critiquer et remettre en question les pistes proposées, il fallait repenser l’éducation alimentaire, avec une vision globale : La Nutricuisine.

Par conséquent, les cours de cuisine traditionnels ne suffisent plus à l’homme moderne, les enseignements datent parfois de plusieurs siècles, et ils ne sont plus adaptés aux occupations et activités de l’homme d’aujourd’hui. On peut donc penser que cuisiner sans comprendre le système digestif, c’est comme cuisiner pour un invité dont on ne connait, ni l’âge, ni le sexe, ni l’origine, ni les habitudes alimentaires … Que les maladies qui nous guettent sont identifiées et connues, et que sans ces connaissances, nous ne pourrons pas combattre efficacement la maladie!

Ces connaissances sont aujourd’hui encore réservées à une élite, elles devront demain appartenir à tout le monde : sur chaque emballage d’un produit, l’industrie est obligée d’indiquer les valeurs nutritives. Si le consommateur ne maîtrise pas ces notions, à quoi servent ces informations?